On parle d’hypothyroïdie lorsque la glande thyroïde ne produit pas suffisamment d’hormone thyroïdienne, ce qui peut entraîner un ralentissement du métabolisme. Chez l’enfant, cette affection peut se traduire par un ralentissement de la croissance, une prise de poids non intentionnelle et une sensation fréquente de fatigue. L’hypothyroïdie touche environ 1 bébé sur 4 000 à 5 000.

L’hypothyroïdie peut résulter d’une anomalie congénitale, c’est-à-dire présente à la naissance. Il s’agit d’un trouble endocrinien, résultant d’un déséquilibre hormonal. Nul n’est à l’abri de cette affection. Elle est toutefois plus fréquente chez les personnes assignées au sexe féminin à la naissance (AFAN) âgées de plus de 60 ans ou les personnes présentant d’autres facteurs de risque, tels que des antécédents de chirurgie de la thyroïde, de grossesse, de radiothérapie de la tête ou du cou, ainsi que la prise et l’arrêt de certains médicaments. Elle peut également survenir plus tard chez certains enfants atteints d’un trouble auto-immun.

L’hypothyroïdie se traduit par une croissance ralentie et une taille inférieure à la normale. Le déficit en hormone thyroïdienne peut ralentir de nombreux mécanismes de l’organisme et ainsi entraîner un ralentissement de la fréquence cardiaque, de la fatigue ou une intolérance à l’effort, un temps de réaction plus lent, une prise de poids, une chevelure clairsemée, une peau sèche et épaissie à texture rugueuse, une intolérance au froid, des crampes musculaires, une voix rauque, une expression faciale terne, une élocution ralentie, des paupières tombantes, un visage bouffi et gonflé, l’amincissement ou la chute de la partie externe des sourcils, une hypertrophie de la thyroïde avec une excroissance semblable à un goitre au niveau du cou, une augmentation du flux menstruel chez les filles et les femmes, et une diminution de la fréquence des selles.

L’hypothyroïdie à la naissance est généralement détectée lors des examens de routine; cependant, elle peut survenir plus tard chez certains enfants à la suite d’une maladie auto-immune, d’un développement anormal, d’une ablation ou d’une atteinte de la glande thyroïde, ou lorsque le cerveau ne sécrète pas de thyréostimuline. Le diagnostic repose sur l’analyse du taux d’hormone thyroïdienne dans le sang.

Veuillez noter que la liste des troubles de la croissance présentée sur ce site n’est pas exhaustive.